Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 23:32

 

« … et c’est le fond, je vous le dis, du problème français. Le déclin, les peurs, les angoisses, la crainte de l’avenir, le mépris des jeunes, et cet apartheid qu’on laisse s’installer. »


Vincent Peillon, discours d’ouverture du séminaire national sur les jeunes décrocheurs du 4 décembre 2012.

 

*   *   *   *   *

 

La proviseure adjointe, Mme Clarke. –Bon, je crois que nous sommes tous là. Ce conseil de classe peut donc commencer. Madame la professeure principale, pouvez-vous nous faire une petite synthèse des observations qui vous sont remontées ?


La professeure principale, Mme Cavalli. –Eeeh bien, c’est un tableau assez sombre. On a un groupe d’élèves immatures pour la plupart, qui n’ont absolument pas compris les enjeux d’une année de terminale. Ils paraissent incapables d’arriver à l’heure en cours ; ils sont extrêmement bavards ; ils fournissent un travail faible et intermittent. Et c’est d’autant plus regrettable que beaucoup sont déjà arrivés avec d’énormes lacunes. Quand on leur fait des remarques, qu’on leur explique qu’à la fin de l’année les conséquences risquent d’être dramatiques pour eux, ils ne comprennent pas, ou bien rejettent la faute sur leurs camarades. Parfois, quand on hausse énormément le ton, on a une amélioration mais elle ne dure jamais plus de quelques minutes dans le meilleur des cas. Voilà. Alors les élèves sont beaucoup plus maniables quand on les voit en demi-groupes, mais nous n’avons pas tous la chance de bénéficier de dédoublements ; et plusieurs collègues m’ont fait savoir que même dans cette configuration, certains individus sont franchement pénibles, incapables de se mettre au travail quand on le leur demande et en silence. Je ne veux pas noircir le tableau non plus : il n’y a de leur part pas du tout de violence, quasiment pas d’insolence non plus, on ne va pas leur faire cours avec la peur au ventre. C’est juste qu’ils s’en fichent, que la classe est pour eux un salon. Bref les choses ne sont jamais faciles en STG, mais je crois que cette année on est largement au-delà des difficultés ordinaires.


La proviseure adjointe. –Effectivement, ce n’est pas très reluisant. Vous avez essayé de les sanctionner, je suppose ?


La professeure principale. –C’est assez compliqué. Les punitions classiques, du type travail supplémentaire à faire à la maison, ça ne marche pas : les élèves ne les font pas ou rendent un torchon bâclé en cinq minutes ; si c’est noté ils s’en fichent parce que leur moyennes sont tellement basses que dans bien des cas elles ne peuvent plus baisser. Les parents sont injoignables, ou bien ils se disent eux-mêmes dépassés. Les seuls qu’on peut contacter facilement sont évidemment ceux des élèves qui ne posent aucun problème.


La proviseure adjointe. –Et des heures de colle ? Des retenues le samedi matin ?


La professeure d’anglais, Mme Leloup. –Si je peux me permettre de répondre, ça fait environ trois semaines que j’essaie de coller Medhi. Mais il estime la punition injuste, alors il n'y va pas. Du coup je lui ai interdit l’accès à mon cours tant qu’il n’avait pas fait ses trois heures de retenue, mais il essaie systématiquement de s’incruster. Voilà, c’est une indication sur l’état d’esprit des élèves de cette classe…


La proviseure adjointe. –Madame, il ne faut pas rester seule dans votre conflit avec cet élève. Faites un rapport, transmettez-le à la Vie scolaire et venez me donner une copie.


La professeure d’anglais. –Je veux bien mais jusqu’à présent le discours était plutôt « Gérez vous-même les problèmes de comportement des élèves, les CPE ont d’autres missions. »


La proviseure adjointe. –Mmmh. Les autres enseignants ont-ils des remarques à faire ou le résumé de Mme Cavalli est-il suffisant ? Oui, Mme Nevers.


La professeure d’espagnol, Mme Nevers. –Alors écoutez, moi, je suis scandalisée par le comportement de cette classe. Scan-da-li-sée. Je viens de les avoir en cours. On pourrait croire que, dans l’heure qui précède leur conseil, les élèves se tiennent plutôt à carreau. Or là, il m'en manque pratiquement la moitié. Alors comme je commence à en avoir marre de ces ados qui regardent leur emploi du temps comme la carte d’un restaurant, « je vais prendre tel et tel cours mais pas celui-là, ça me fait trop chier », je décide de marquer le coup. Et j’annonce aux présents qu’on va faire une évaluation, tout de suite, sortez une feuille. Immédiatement j’en vois deux ou trois qui plongent vers leur sac pour prendre leur téléphone. Je devine très bien ce qui va se passer et je décide de ne pas réagir. Et dix minutes plus tard, ¿ qué pasa ? Bien évidemment, toc-toc-toc, bonjour Madame, excusez-moi pour mon retard, je peux entrer ? Et ils arrivent comme ça par petits groupes jusqu’à cinq minutes de la sonnerie, avec des prétextes absurdes, « j’étais à l’enterrement de mon chat », « le bus est tombé dans un ravin », etc. Et à la fin de l’heure, devinez quoi ? Les retardataires viennent me voir comme un seul homme pour plaider leur cause et me dire que faire une interro quand il y autant d’absents, ça se fait même pas. Et Cyrielle, vous savez ce qu’ose me dire Cyrielle ? « Ben Madame c’est normal, notre rôle c’est de saboter le cours. » Texto ! Alors c’est loin d’être ma première année d’enseignement, j’ai eu pas mal de classes et d’élèves compliqués à gérer, mais celle-là on me l’avait encore jamais faite.


La proviseure adjointe. –Ecoutez, je suis bien d’accord avec vous, c’est rigoureusement inadmissible. Faites-moi un rapport écrit détaillé, je rencontrerai cette élève.


La professeure d’espagnol. –Oui, enfin, bon, les rapports c’est pas trop mon truc mais… tout de même… « on est là pour saboter le cours » ! Qu’est-ce que je lui ai fait ?


La proviseure adjointe. –Oui, M. Devine, vous vouliez ajouter quelque chose.


Moi. –Je suis absolument d’accord avec tout ce qui vient d’être dit. Dans cette classe, il m’est souvent arrivé d’avoir l’impression d’être une personne parmi d’autres, la seule différence étant que comme professeur je parle debout et dans le vide alors que les élèves parlent assis et entre eux. Et il y a des élèves que je n’ai pratiquement jamais vus depuis le 15 septembre. Bon. Je voudrais tout de même souligner un point positif, qui est qu’il y a aussi dans cette classe un certain nombre d’élèves qui assistent aux cours, font le travail qu’on leur demande, et rendent des copies où on les voit faire des progrès. Chahrazad, par exemple, je l’avais en première, elle avait 8 de moyenne et elle passait les cours à jacasser. Eh bien maintenant elle est absolument exemplaire, et elle me rend d’excellents devoirs. C’est possible de changer. Donc, je propose qu’on soit aussi attentifs, pendant ce conseil, à récompenser comme il se doit les élèves qui prennent leur scolarité au sérieux. Ils ont beaucoup de mérite dans un pareil contexte.


La proviseure adjointe. –On y veillera. Monsieur Demarque, pour la Vie scolaire. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire de ces brillants sujets ?


Le CPE, M. Demarque. –Bon, je ne vous apprendrai rien en vous disant qu’il y a énormément d’absentéisme dans cette classe. Au cours des trois premiers mois de l’année, les élèves ont manqué sans aucune justification valable un total de 374 heures de cours. Si on ajoute les absences qui ont été excusées après coup par des motifs discutables voire franchement bidon, on doit approcher les 500 heures. Il faut toutefois nuancer, puisque trois élèves totalisent à elles seules 190 heures d’absence.


La proviseure adjointe. –Diable. Et qui sont ces trois élèves ?


Le CPE. –Gloria Kukusala, Rachel Bemba et Cyrielle Ndow.


La professeure d’espagnol. –Cyrielle ! Ma saboteuse ! Vous voyez qu’au moins, quand elle vient, elle ne fait pas le déplacement pour rien.


La proviseure adjointe. –Est-ce qu’on a une idée des causes de l’absentéisme de ces trois élèves ?


Le CPE. –Dans le cas de Gloria, il y a une situation personnelle ultra-délicate : elle a complètement rompu avec sa famille, elle bénéficie d’un contrat jeune majeur et elle vit en foyer, assez loin d’ici. Si on signale ses problèmes d’absentéisme à l’Aide sociale à l’enfance, elle perd tout et se retrouve à la rue. Elle et moi on est dans un rapport assez complexe. Il y a deux ans, elle s’était déjà fait remarquer en agressant un intervenant extérieur lors de notre journée portes ouvertes. Je m’étais penché sur son dossier et j’avais découvert une jeune fille en perdition et une personnalité sympathique malgré sa violence à fleur de peau. J’avais réussi à lui éviter une exclusion définitive lors du conseil de discipline qui avait suivi et j’avais passé une sorte de deal avec elle : je vais m’occuper de toi mais tu vas arrêter tes bêtises. Ça a tenu un certain temps mais là, je crois qu’on est au bout de l’histoire. Je n’ai pas honte de dire que je me suis attaché à elle ; de son côté, elle sait que je ne peux moralement pas prendre la responsabilité de faire d’elle une SDF ou de la pousser dans un charter vers Kinshasa, et elle en joue.

En ce qui concerne Cyrielle, elle était déjà un peu à la limite l’année dernière, et tout le monde a accueilli avec soulagement la nouvelle du déménagement de sa famille en Seine-Saint-Denis. Mais elle est venue pleurnicher pour qu’on ne l’oblige pas à s’inscrire dans le lycée qui se trouve à côté de chez elle. Elle disait que si on l’arrachait à ses amies, elle allait complètement lâcher l’école, voire tomber en dépression. Elle disait même qu’elle profiterait du temps passé dans les transports en commun pour réviser ses leçons. On s’est laissé attendrir et, vu le résultat qu’on a sous les yeux, je dirais qu’on s’est laissé couillonner, si vous me passez l’expression. Je crois qu’on est tous d’accord pour dire que Cyrielle est une jeune fille remarquablement intelligente. C’est un immense gâchis qu’elle n’utilise cette qualité que pour nous manipuler.


La proviseure adjointe. –Et la troisième, mademoiselle euh… Bemba ?


Le CPE –J’avoue que je n’en sais pas grand-chose. Elle est arrivée courant octobre avant de quasiment disparaître. Je n’ai jamais pu établir de véritable contact avec elle.


Le professeur de philosophie, M. Szafran. –Je voudrais dire que cette élève a un comportement assez bizarre. Je l’ai vue en tout et pour tout une fois depuis septembre. En revanche elle me fait régulièrement parvenir des copies par l’intermédiaire de ses camarades. Je les ai acceptées jusqu’à maintenant, mais comme nous ne sommes pas ici au CNED, et que dans les faits je ne lui dispense aucune espèce de préparation au bac, je vais désormais les refuser.


La proviseure adjointe. –Les délégués, est-ce que vous avez des informations au sujet de cette élève ?


Cindy, l’une des déléguées des élèves. –Ben en fait elle travaille, elle a un boulot dans la vente, je crois, souvent c’est pendant les horaires de cours. Et puis après ça la fatigue trop et elle peut plus venir.


La professeure principale. –Eh bien si vous la voyez, vous lui direz de ma part qu’elle aurait tout de même dû faire un effort le jour de l’inscription au bac, hein. Elle n’a pas rempli le formulaire sur le portail Internet dédié, elle n’a même pas les identifiants qui lui permettraient de le faire, et la date limite, c’est demain.


La proviseure adjointe. –Finalement ça n’est pas plus mal. Elle ne viendra pas plomber nos statistiques. Qui risquent d’être très, très basses au vu de ce début d’année.


Le professeur d’économie-droit, M. Ismaani. –Mme la proviseure adjoint, est-ce que je peux faire deux remarques bassement matérielles ?


La proviseure adjointe. –M. Ismaani, je sens que vous allez encore enfoncer notre moral de quelques centimètres, mais je vous laisse la parole.


Le professeur d’économie-droit. –Merci. Voilà, il se trouve qu’en plus d’avoir l’honneur d’enseigner aux élèves de terminale « sciences et techniques de la gestion », je suis aussi membre de notre conseil d’administration. Or, lors de la prochaine réunion de cette instance, nous serons invités à examiner le budget de notre établissement. Dans le document préparatoire que vous nous avez fait parvenir, je n’ai pas pu m’empêcher de relever deux lignes de dépense. Primo, dans le volet « activité pédagogique – apporter aux élèves les meilleures conditions concourant à leur réussite », un stage de révision destiné aux élèves de cette filière, pour la coquette somme de 22.000 euros. Secundo, dans le volet « vie de l’élève – équité – ne laisser personne au bord du chemin », je n'invente rien, c'est vraiment rédigé comme ça, une somme de 17.000 euros destinée à la lutte contre l’absentéisme et le décrochage.


La proviseure adjointe. –C’est tout à fait exact. Quelle est votre question ?


Le professeur d’économie-droit. –J’en ai deux, une pour chacune de ces lignes budgétaires. La première : est-il bien légitime de financer un stage au bord de la mer, au joli mois de mai, pour faire réviser des élèves qui auront séché des milliers d’heures de cours depuis septembre ? Et ma deuxième question : est-il bien nécessaire de consacrer autant d’argent à la lutte contre le décrochage ? Si j’ai bien compris les explications de M. Demarque, les décrocheuses de la classe ne veulent pas revenir et nous sommes contents qu’elles ne reviennent pas. Faut-il vraiment aller plus loin ?


La proviseure adjointe. –Oh, je ne peux pas vous laisser dire ça.


Le professeur d’économie-droit. –Tout de même, Madame, tout de même. Vous avez encore à l’esprit les sommes que j’ai citées. A titre de comparaison, le renouvellement de nos collections de manuels scolaires va coûter 18.000 euros, et le fonctionnement annuel du CDI, 5.000.


Moi. –Et pour compléter le propos de M. Ismaani, avec qui je suis totalement d’accord, je voudrais ajouter qu’à ma connaissance les sommes allouées à la récompense des bons élèves, ou à l’approfondissement de leurs connaissances par les meilleurs, sont d’exactement zéro euro, zéro centime.


Le professeur de philosophie. –Et les documentalistes supplient depuis trois ans qu’on rénove le mobilier de la bibliothèque, qui date de la construction du lycée en 1970. Et on leur répond toujours qu’il n’y a pas d’argent pour cela.


La proviseure adjointe. –Ecoutez. J’entends bien votre malaise, et je le partage dans une certaine mesure. Mais sur le stage, il faut se montrer pragmatique. L’expérience montre qu’il fait remonter notre taux de réussite au bac de 10 à 15 %. Pour une fois dans l’année, les élèves travaillent dur, sous la surveillance permanente d’une demi-douzaine d’enseignants. Si on supprime ce stage, on aura certes la satisfaction d’avoir puni des élèves dilettantes, mais on basculera pour cette filière au moins dans la catégorie des très mauvais lycées, notre réputation s’en ressentira, et à terme notre recrutement. Et dans un ou deux ans, vous viendrez me voir pour vous plaindre que les élèves sont « de plus en plus pires », comme dirait ma fille cadette. Donc, bon.

Concernant maintenant la lutte contre l'absentéisme, on ne peut pas se contenter de dire « Bon débarras » à ces élèves, même si, j’en conviens, ça nous brûle les lèvres. Notre responsabilité vis-à-vis de ces trois jeunes filles, pour ne parler que d’elles, n’est pas seulement scolaire, elle est aussi sociale. Elles ne viennent pas très souvent au lycée mais elles y viennent tout de même ; c’est sans doute l’un des rares liens qui leur restent avec la société française, un endroit où elles peuvent en cas de besoin parler à des copines, des adultes, une infirmière, une assistante sociale, etc. Nous sommes leur pied à terre. Je suis bien consciente que ce n’est pas un rôle très gratifiant, mais il faut accepter de le jouer. Parce que si on les envoie au diable, c’est bien là qu’elles iront, je veux dire dans la marginalité ou la délinquance.


Moi. –Tout de même, on ne peut pas faire ne serait-ce qu’un conseil de discipline pour l’exemple ? Je pense à Cyrielle, en particulier. Si on l’exclut, elle sera tout bêtement réinscrite dans un autre lycée, à cinq minutes de chez elle à pied. Ça n’a vraiment rien d’une condamnation à la mort sociale.


La professeure d’espagnol. –Oui, qu’elle aille donc saboter ailleurs.


Moi. –Et si on ne punit jamais les absentéistes, les élèves assidus risquent de finir par se poser des questions.


La proviseure adjointe. –Je crains que les choses ne soient pas si simples. Le rectorat ne considère pas l’absentéisme comme un motif suffisant de convocation d’un conseil de discipline, sans doute pour les raisons que j’ai dites il y a un instant. Vous voyez le tableau : on se rassemble, on fait les gros yeux, on exclut Cyrielle… et deux semaines plus tard elle revient triomphalement parce que notre décision aura été cassée ! Ce serait pour le moins contre-productif.


La professeure principale. –En fin de compte, on ne peut vraiment rien faire, alors ?


La proviseure adjointe. –(soupir) J’essaierai de convoquer cette élève avec ses parents.


Le CPE. –Madame, je vous souhaite bon courage et bonne chance.


La proviseure adjointe. –Et dans l’immédiat je vous propose que nous passions à l’examen des bulletins individuels, car il est sept heures moins dix et certains d’entre nous souhaitent peut-être retrouver leur famille, s’alimenter, prendre un peu de sommeil.


La plupart des présents. –Oh oui.

 

*   *   *   *   *

 

(Trois jours plus tard, autre conseil de classe, mais d’une première ES/S : moyenne globale proche de douze, treize élèves récompensés sur vingt-quatre, des parents et des élèves qui demandent un rythme de travail plus soutenu. Ça existe aussi.)

 

*   *   *   *   *

 

Post-scriptum d'octobre 2013 : l'ambiance est restée ce que ce compte-rendu donne à imaginer jusqu'à la fin de l'année. Pourtant tous les élèves de la classe sauf un ou deux ont eu leur bac. La fantômatique Rachel Bemba est du nombre, l'odieuse Cyrielle Ndow aussi ; et elles ont même trouvé le moyen toutes les deux de décrocher une mention Assez bien... Seule Gloria Kukusala a échoué.

Prestige et valeur du diplôme...

Partager cet article

Repost 0
Published by Ali Devine - dans Au lycée
commenter cet article

commentaires

Aristide 13/12/2012 13:42


L'éducation nationale c'est vraiment l'asile de fous, sauf que ce sont les biens portants qui sont enfermés et les cinglés qui dirigent.


Quelle tristesse...

Ali Devine 13/12/2012 21:38



Ah, on trouve aussi pas mal de fous entre les murs...



utile baron 11/12/2012 17:50


Remarquable procès-verbal de séance ! En fait, pas de quoi rire...


A bientôt !

Suzanne 10/12/2012 11:46


Il suffit d'avoir été parent délégué assistant au conseil de classe pour se retrouver aussitôt plongé dans l'ambiance. Impression de débandade.

kobus van cleef 09/12/2012 22:25


j'ai bien rigolé