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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 01:56

Je suis dans la salle de classe de mon fils aîné. La maîtresse nous présente son CP/CE1. Assis sur la chaise lilliputienne, je me sens régresser et je suis à deux doigts de lever le doigt pour demander, « excusez-moi mais on m’a dit que vous éleviez un phasme, il est où ? » Ma femme Ioana en revanche prend très sérieusement des notes et pose des questions sur les objectifs pédagogiques poursuivis.

L’institutrice (je déteste l’appellation de « professeur des écoles »), parlant de la cantine, donne cette précision : « S’il y a des enfants qui ne mangent pas de porc, il faudra nous faire un mot assez rapidement, que le personnel de restauration puisse s’organiser. » Puis elle passe à autre chose. Seule ma femme a toussoté. Je jette un coup d’œil sur la liste des élèves affichée au mur et je constate qu’un seul porte un prénom musulman.

Au bout d’une heure, tout semble être dit. Les parents se lèvent, étirent leurs crampes, papotent dans la salle de classe ; un attroupement s’est formé autour de la maîtresse, à qui chacun veut poser sa petite question privée. Je suis surpris de voir que Ioana rejoint la file d’attente.

« On y va ?

-Non, je veux lui demander d’où viennent les consignes, au sujet des repas sans porc. Est-ce que ça vient de la direction de l’établissement, de la municipalité, de l’inspection académique ?

-Qu’est-ce que ça peut bien faire ? Tu veux faire un esclandre dès la première semaine ? Viens, si on se dépêche je peux encore voir la fin de France-Japon. »

A contrecoeur, elle accepte que nous sortions. Mais je la sens bouillir et, dès que nous atteignons le porche de l’école, elle relance :

« Je suis désolé, mais ça s’appelle de la discrimination. On est dans une école laïque oui ou non ?

-Attends, la laïcité n’implique pas nécessairement la consommation de rillettes, que je sache…

-Mais tu ne comprends pas ! Ce n’est pas discriminatoire envers les musulmans, ça l’est envers tous les autres !

-Pourquoi ?

-La maîtresse a dit, je cite : ‘S’il y a des enfants qui ne mangent pas de porc’, etc. Mais les enfants des Singh, par exemple, sont végétariens tous les trois : est-ce qu’ils auront droit à un menu adapté ? Le petit Szafran, il ne peut pas manger de crevettes, entre autres choses : le jour où on en servira en garniture de l’avocat, est-ce qu’il aura un plat de remplacement ? La petite Dumercq, elle est allergique aux carottes : on l’a prévenue de donner un certificat ? Soit tu tiens compte de toutes les particularités et lubies alimentaires, soit tu ne tiens compte d’aucune. Mais si tu fais une exception au bénéfice des musulmans, on ne peut pas appeler ça autrement que : discrimination.

-Ecoute, ne monte pas sur tes grands chevaux… Je pense qu’à la cantoche les choses doivent se régler avec beaucoup de pragmatisme. Divya Singh, par exemple, je suppose qu’elle doit avoir du rab de petits pois ou de haricots verts. Ou bien qu’elle amène un tupperware de tofu.

-Tu vois ? Ses parents lui paient un repas et doivent en plus lui donner à manger. Alors que si elle s’appelait Aïcha elle trouverait tout ce qu’il lui faut à sa table. –Mais je vais te dire autre chose. Ce qui m’a le plus choquée, ce n’est pas la phrase de la maîtresse ; peut-être que c’est juste une maladresse de formulation, après tout. Ce qui m’a le plus choquée, c’est le fait que personne ne réagisse. Toi par exemple, pourquoi tu n’as rien dit ? »


Je ne réponds pas. Je suis gêné parce que je vois bien qu’elle a raison. Je crois en fait que ce que j’ai vécu pendant cinq années au collège m’a complètement mithridatisé. Là-bas, la cantine était un self où les convives avaient le choix entre deux assiettes, pour les entrées comme pour les plats. Les porcophobes pouvaient donc y déjeuner sans problème. Je trouvais ce système convenable. Ce qui me convenait moins, c’était le fait que, pour venir à bout de la méfiance semble-t-il épidermique de certains, on pose en évidence, parmi les saucisses de volaille, l’emballage attestant de leur caractère halal. Et ce qui me heurtait franchement, c’était le document qui avait été scotché entre les cuisines et le réfectoire, et qui portait ce tampon bien visible :

logo_acmif.jpg.gif

Deux semaines avant mon départ de l’établissement, j’ai eu la désagréable surprise de constater que nous n’avions plus le choix : le porc avait complètement disparu de nos assiettes, il n’y avait plus qu’une entrée et un plat également conformes aux exigences islamiques. Ce jour-là, je me suis donc contenté de quelques frites et, aussitôt assis à une table de la salle des professeurs, j’ai dit bien fort mon mécontentement. La seule réaction audible est venue d’un jeune collègue qui, m’ayant considéré avec un mépris manifeste, a répondu : « Et alors ? la majorité des élèves sont musulmans ! »

Mon repas rapidement terminé, je suis allé trouver l’intendant, et je lui ai expliqué que je trouvais la situation où il nous plaçait intolérable. Il m’a répondu : « Ah ouais, je vous comprends, moi aussi ça me fait chier leurs simagrées. Mais c’est compliqué et cher d’avoir deux menus tous les jours. Alors on a pensé que ça poserait moins de problèmes comme ça. » Je lui ai demandé si l’étape suivante consistait à prévoir des tables séparées selon la confession des convives. Il m’a répondu que je charriais. Pendant quelques jours, les choses sont revenues à la normale. Puis un nouveau repas halal a été servi. Je me suis demandé si je devais en faire une question de principe, demander un rendez-vous au principal, alerter le rectorat. Mais c’était la fin de l’année. J’ai lâché l’affaire et je suis allé prendre mes derniers repas au bistro. Je regrette d’avoir manqué de pugnacité.

 

*   *   *   *   *

 

Dans un autre ordre d’idées, j’ai été saisi par la couverture du numéro de Courrier international paru jeudi, et consacré au dixième anniversaire des attentats du 11 septembre :


Vers-la-paix.png 

Sous un lumineux éditorial de Philippe Thureau-Dangin intitulé « A la niche les populistes », une notule nous renseigne sur ce dessin de Une : « ‘Le Saint Coran’, calligraphie arabe, symbole porté à bout de bras par la statue de la Liberté. Dessin de Sean Mackaoui paru dans El Mundo, Madrid. » Peut-être suis-je un tantinet paranoïaque, mais mon interprétation de cette image est la suivante : il n’y aura de paix entre l’Islam et l’Occident que quand l’Occident sera devenu musulman. C’est tout à fait réjouissant. Je me demande où a fini le flambeau que brandissait Lady Liberty avant de se convertir.

Du reste la sélection d’articles effectuée par Courrier international nous indique à quel type de paix nous devons nous attendre. Dans Asharq Al-Awsat, M. Abderrahman Al-Rached commence ainsi son billet : « La chute des régimes égyptien et tunisien a levé le principal obstacle qui empêchait les islamistes d’arriver au pouvoir. » Puis il explique que les islamistes ne méritent pas leur mauvaise réputation. D’ailleurs l’un d’entre eux, M. Mohamed Al-Biltagy, « ancien parlementaire affilié au mouvement des Frères musulmans » explique dans un article du Wall Street Journal : « Lorsque nous serons à la table des négociations, nous pourrons discuter et dire pourquoi le peuple [égyptien] déteste le gouvernement américain. » Dans Al-Ittihad, M. Riyadh Niâssan Agha1 désigne les responsables de la brouille entre les Musulmans et les Occidentaux : ce sont les médias. « Ces dernières années, l’Occident s’en est pris de plus en plus à l’islam, l’assimilant avec le terrorisme. Beaucoup d’Occidentaux avaient spontanément attribué aux musulmans le meurtre de soixante-seize personnes en Norvège [en juillet 2011], avant de découvrir que l’auteur était un fondamentaliste chrétien. Cet évènement changera probablement la perception de ces généralités antimusulmanes que débitent les médias sans apporter la moindre preuve. Et ce crime a confirmé les soupçons de nombreux Occidentaux promusulmans et proarabes que notre monde est envahi de mensonges. » Au nombre des Occidentaux bien intentionnés, on comptera assurément Mme Lorraine Adams, qui commence ainsi son article sur les musulmans des Etats-Unis (The New Republic) : « Au cours de leur histoire, les Etats-Unis n’ont cessé de traîner les nouveaux arrivants dans la boue. » Dans les années 30, c’étaient les Juifs ; aujourd’hui ce sont les musulmans. Au nombre des persécutions endurées par la communauté en question, Ms Adams cite le cas d’un enfant d’origine pakistanaise qu’un de ses camarades de classe a appelé « Oussama ». -Pour conclure deux intellectuels flamandophones (Ian Buruma et Tom Lanoye) veulent bien nous indiquer ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. « Ceux qui prétendent que le modèle multiculturel a échoué ajutent généralement dans le même souffle que nous devons opter pour le modèle français : le sécularisme, les valeurs de la République, tout le monde citoyen. Mais, en fait, c’est aux Pays-Bas que la représentation politique des musulmans est la plus forte et en France qu’elle est la plus faible. Autrement dit, le modèle multiculturel néerlandais parvient mieux que la République française à faire cohabiter des personnes d’origine différente au sein de la même communauté politique. » (Vrij Nederland)


Les islamistes vont prendre le pouvoir dans les pays où le printemps arabe a chassé de vieilles dictatures, ils nous haïssent et sont bien fondés à le faire puisque nous passons notre temps à les diffamer en leur faisant endosser des attentats qu’ils n’ont pas commis, à persécuter leurs coreligionnaires établis sur notre sol et à essayer de leur arracher leur culture. Voilà ce que j’ai compris du dossier de Courrier international.


Ce dossier est intitulé « Vers la réconciliation ».

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commentaires

Sofiya 08/12/2011 13:47


Pourquoi autant d'acide dans vos billets? C'est frappant cette frustration qui ressort de vos mots. Pourquoi? Pourquoi autant de paranoia? Est ce le Chrétien qui parle? Le prof? le cynique? Le
démago?


La lecture de votre blog (pour l'instant j'en suis à cet article, j'ai découvert votre blog qu'hier soir) a quelque chose de triste. Pour vous.


Souriez....

Ali Devine 05/01/2012 15:24



"Est ce le Chrétien qui parle? Le prof? le cynique? Le démago?"


Mais c'est la personne, tout simplement.


Tristesse ? Frustration ? Paranoïa ? Parce que j'énonce des faits précis, que je raconte des moments que j'ai vécus ?
-Manifestement votre établissement dans le Beaujolais vous a permis d'oublier de nombreux aspects du réel. Tant mieux pour vous. 



Marie-Aude 14/09/2011 12:12



Je trouve dommage qu'à partir d'un fait effectivement gênant, et anormal, cet article se transforme en un texte que je résumerais comme "la civilisation européenne est en danger devant la volonté
de conquête des musulmans".


Peut être que les islamistes vont prendre le pouvoir, et peut être pas. La situation dans les pays du printemps arabe est très complexe, et les clivages politiques sont nettement plus nombreux et
difficiles à gérer que les simplifications que font certains journalistes. Le simple fait que les différentes factions rebelles en Lybie commencent à s'attaquer, que l'état d'urgence n'est levé
ni en Tunisie ni en Egypte, que les élections n'ont pas eu lieu dans ces deux pays prouve que la route de l'automne arabe n'est pas celle d'un pan islamisme glorieux et facile.


En revanche, il est vrai que depuis longtemps (on va dire une dizaine d'années) des élections réellement démocratiques en Afrique du Nord auraient ammené les islamistes au pouvoir dans TOUS les
pays.


Et que les populations qui en sont conscientes ont une violente colère à l'égard des régimes européens qui se targuent de démocratie mais ont fortement aidé à maintenir au pouvoir des régimes
dictatoriaux dont on publie maintenant les pratiques, qui se disait dans toutes les ambassades et qu'aucun gouvernement n'ignorait (cf les câbles Wikileaks) : torture, corruption, dictature.


Un de mes amis m'a dit un jour "les islamistes sont la gauche des années 70-80" et je crois qu'il a parfaitement raison. Le Hamas a gagné les élections en Palestine pas sur son programme
islamiste, mais parce qu'il était présent dans la vie quotidienne des gens, qu'il apportait des réponses pratiques, via des associations d'entraide, alors qu'un gouvernement corrompu détournait à
son profit des aides, au lieu de les transformer en crèches, écoles, hopitaux, etc.


Or le Hamas a succédé à l'OLP qui était le premier mouvement socialiste et démocratique dans la région (quoi qu'on puisse reprocher à son mode d'action, là n'est pas la question).


Le même mouvement a eu lieu au Maroc, en Algérie, en Tunisie : les révolutions de la décolonisation, qui étaient de gauche, ont laissé la place à des gouvernements qui ne l'étaient pas, et les
partis de gauche ont pactisé avec le diable. Les islamistes ont pris leur place. Ils bénéficient d'une aura d'intégrité qui doit se confronter à l'épreuve des faits.


On traite aujourd'hui les "islamistes" comme on traitait les communistes après la guerre. Une sorte d'homme au couteau entre les dents, dont les convictions sont a priori dangereuses et
destructrices. On oublie que des grands pays comme la Turquie sont aujourd'hui gouvernés par des partis islamistes.


Mais tous les gauchistes ne sont pas la bande à Baader, et l'arrivée au pouvoir, qu'il soit politique ou économique, oblige à de nombreux ajustements, à cause du principe de réalité.


Il est dommage que la classe politique française ait joué l'islamophobie dans un agenda politique où les défaites économiques tentent de se cacher derrière un discours sécuritaire et de défense
de valeurs fondatrices chrétiennes (ce dernier faisant doucement rigoler en fait).


Il est dommage que ce discours génère de si fortes tensions communautaristes.


Il est dommage qu'on oublie aussi une histoire proche. Si vous comparez l'histoire de l'Algérie et de Mayotte, par exemple, vous vous apercevez que dans un de ces deux
territoires, la république française s'est considérée comme parfaitement compatible avec l'Islam (y compris la polygamie), alors que dans l'autre, le statut de français ne pouvait être accordé
qu'à la condition de renoncer à l'application de l'Islam [alors qu'aucune condition préalable n'avait été posée pour la naturalisation des juifs, un siècle plus tôt).


Deux poids, deux mesures, et aussi un poids énorme de l'histoire coloniale. La revendication de vivre son islam de façon ouverte et légale en France est à la fois une revendication démocratique,
et une réaffirmation d'une identité. Pourquoi ce qui est bon pour les corses, les bretons, les basques, ne l'est pas pour les musulmans ? Pourquoi lève-t-on les boucliers contre les menus "non
viandards" à l'école [là c'est l'écologiste qui parle.... un peu moins de viande, quelle qu'elle soit, ne fait pas de mal à la planète], et pas contre le statut concordataire de l'Alsace ?


Malgré ce que je viens d'écrire, je suis assez d'accord avec vous en ce qui concerne les menus. (Quoique... en pratique, je pense qu'il serait sain que les menus des écoles soient orientés vers
un manger sainement, qui fasse la part plus belle aux protéines non animales ou non carnées, mais bon c'est un autre problème). Je suis totalement désarçonnée de lire la suite de l'article, dans
un blog que j'avais jusqu'à maintenant considéré comme un des meilleurs de mes abonnements.



Ali Devine 16/09/2011 17:39



Marie-Aude,


Merci tout d’abord pour votre long commentaire et aussi pour vos compliments, même si ces derniers sont in fine assortis d’un sérieux bémol. Vos observations vont me donner l’occasion de préciser
le sens du billet. Il n’était ici question ni des révolutions arabes, ni de l’Islam en France. J’aurais deux ou trois choses à dire sur ces sujets, mais je les réserve pour une autre fois, ou
même pour mon for intérieur.


A partir d’une anecdote et de quelques coupures de presse, il était ici question du rapport que nous, Occidentaux, avons avec le monde musulman, de la façon dont nous le vivons en quelque sorte.


 


Dans un cas (la cantine scolaire), les Musulmans, qui sont ultra-minoritaires et n’ont à ma connaissance rien demandé, se voient réserver un droit que l’on refuse apparemment aux autres
communautés et aux simples individus : c’est la définition même du privilège.


Dans un autre cas (Courrier international), les islamistes qui sont susceptibles de conquérir démocratiquement le pouvoir dans les pays touchés par le « printemps arabe » se
voient prêter des intentions pacifiques voire amicales que leurs déclarations, pourtant reproduites textuellement, ne corroborent en rien. C’est la définition même de l’aveuglement volontaire ou,
pour parler angliche, du wishful thinking. Ne trouvez-vous pas troublant vous-même que Philippe Thureau-Dangin et ses collaborateurs aient pu choisir pour la couverture de leur
publication une image qui dit exactement le contraire de ce qu’ils prétendent démontrer ?


 


Or il me semble qu’à la racine de ces deux situations intellectuellement anormales, on trouve exactement la même cause : une xénophilie d’autant plus outrancière que l’étranger revêt la
forme du maghrébin de confession musulmane. Des égards tout à fait dérogatoires aux usages communs lui sont dus, afin qu’il puisse vivre ici sa spécificité culturelle ; quant à ceux qui sont
restés là-bas, ils sont un avatar contemporain du bon sauvage (ils sont en tout aimables, et ce qui nous heurte en eux ne peut procéder que de nos préjugés).


Vous me direz que nous pataugeons là dans le cliché. Je vous le concède volontiers. Les dix dernières années de ma vie, qui ont eu pour cadre quasi-exclusif des banlieues populaires de Paris,
m’auront au moins appris qu’en ce domaine bien des clichés prétendus cristallisent de solides réalités.


 


On parle beaucoup d’islamophobie ; elle existe sans doute, même si personnellement je n’en ai jamais vu aucune manifestation ; et il faut « tonner contre », comme diraient
Bouvard et Pécuchet. Mais la xénophilie à tendance islamo-indulgente, qui touche l’institutrice de CE1 comme l’éditorialiste influent, me paraît au moins aussi nocive, puisqu’elle établit des
critères de jugement radicalement distincts selon l’objet du discours.


Sans ce biais, l’enseignante de mon fils aurait dit : « S’il y a des enfants qui ne mangent pas de porc, ça les regarde » ; ou même elle n’aurait pas abordé le sujet. Sans ce
biais, les journalistes de Courrier international auraient honnêtement conclu qu’il est impossible de prévoir à moyen terme si les évènements actuels aboutiront à un rapprochement des deux rives
de la Méditerranée ou au contraire à une exaspération des tensions. Et Philippe Thureau-Dangin n’aurait pas commis un texte proprement ignoble où il met sur le même plan l’éventualité d’un
attentat islamophobe avec la réalité sanglante des attentats anti-occidentaux.


 


Voilà.