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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 22:01

Cet article a été rédigé pour Le Figaro Vox.

 

Je vais vous révéler un secret professionnel –j’espère que mes collègues ne m’en voudront pas trop de trahir ce que notre ministre qualifierait sans doute de « délit d’initié ». Nous autres, enseignants, nous sommes fondamentalement malveillants à l’égard de nos élèves. Lorsque nous les évaluons, notre but est de les humilier en leur montrant toute la profondeur de leurs lacunes. Nous nous délectons de leurs mines déconfites devant leurs sales notes, devant leurs zéros à répétition –que nous ne manquons jamais d’assortir d’une appréciation aussi méchante que laconique. Nous espérons ainsi les décourager et détruire en eux les belles dispositions dont ils étaient évidemment nantis à leur entrée dans nos classes : ils débordaient de bonne volonté, mais ce n’est certes pas avec nous qu’ils trouveront à l’employer ! C’est bien pour cela que nous avons choisi ce métier, bien plus que pour la sinécure ou les salaires rondelets : nous voulons produire de l’échec afin de jouir du spectacle quotidien d’élèves démotivés par nos soins, et, petite satisfaction incidente, causer du tort à l’image de notre pays telle qu’elle se reflète dans l’enquête Pisa.

 

Bon, trêve de plaisanterie. L’interview donnée par M. Hamon au journal Le Parisien, où il dénonce le système actuel de notation et annonce l’ouverture d’une « consultation » pour le réformer, fait vraiment peine à lire.

 

D’abord parce qu’elle se fonde sur un certain nombre de clichés, que l’on pardonnerait sans doute au profane mais que l’on est beaucoup plus surpris d’entendre du ministre. L’école serait un lieu de souffrance pour les élèves (ils n’osent même pas répondre quand on leur pose une question, les pauvres), et de souffrance telle qu’on la rumine encore des années plus tard : « Tout le monde a le souvenir d’un échec à l’école », ne manque pas de noter M. Hamon, ce qui risque surtout d’alimenter les spéculations sur son propre parcours. Et par ailleurs, les notes telles qu’elles sont actuellement utilisées seraient un vecteur des inégalités sociales : « Si vous avez 10 de moyenne, on considère que vous ‘valez’ 10. Cela satisfait d’abord les familles qui maîtrisent les codes de la réussite à l’école. » Eh oui, pas évident ces maudits codes : écoute ce que dit la maîtresse, fais tes devoirs, ne passe pas huit heures par jour devant les écrans, comment expliquer cela aux malheureuses victimes de l’élitisme ?

 

Ensuite parce que l’on trouve, dans les propos du ministre, certaines inexactitudes qui semblent trahir une maîtrise insuffisante de ses dossiers ou, à tout le moins, de sa communication. Ainsi la dictée aurait-elle pour objet d’évaluer la maîtrise de la grammaire et de la syntaxe ; or le terme syntaxe désignant l’agencement des mots dans la phrase, on voit mal comment une dictée pourrait mesurer la maîtrise qu’en ont les élèves. De même on est très surpris de lire un éloge des « travaux personnels encadrés » (TPE) effectués par les lycéens de première. Cet exercice est donné en exemple des méthodes permettant d’« apprendre et d’évaluer différemment ». Or les TPE donnent lieu à une notation sur 20 tout à fait classique, qui est indispensable pour qu’il puisse en être tenu compte dans le calcul des résultats du baccalauréat. Par ailleurs, dans mon expérience personnelle (aux enseignants qui liront ce billet de me dire si elle constitue une exception), les TPE consistent dans un grand nombre de cas en des séances hebdomadaires de glandouille collective sur poste informatique, conclues par la rédaction précipitée d’un document comprenant rarement moins de 70 % de copier-coller. Que le ministre pose ce pseudo-travail comme le modèle d’une pédagogie enfin positive ouvre de bien riantes perspectives à ceux qui ont encore la prétention de transmettre quelque chose à leurs élèves.

 

Enfin, M. Hamon se focalise sur la note comme si en elle se résumait tout le travail d’évaluation et de conseil fourni par les enseignants. Comme si ces derniers n’annotaient pas les copies qu’ils rendent à leurs élèves, comme s’ils ne consacraient pas une part substantielles de leurs heures de cours à la correction collective des exercices (en répondant aux questions de ceux qui veulent bien se donner le mal d’en poser), comme s’ils ne prenaient jamais le temps de revoir avec son auteur un travail raté, comme s’il n’y avait rien pour aider les élèves à connaître leurs faiblesses et à les surmonter -par exemple les soixante heures annuelles dues par tout enseignant du primaire aux élèves en difficulté, ou les soixante-douze heures d’accompagnement personnalisé intégrées dans l’emploi du temps de toute classe de lycée. En réalité la plupart des élèves savent très bien ce qu’ils doivent améliorer ; mais bien souvent ils n’en ont pas la capacité ou la volonté. Dans mon lycée (et ce n’est pas le pire de France, loin s’en faut), des élèves de terminale S ne savent pas leurs tables de multiplication, des élèves de terminale L avouent sans détour que la lecture de livres les ennuie profondément. Je ne pense pas qu’une réforme de l’évaluation, si bien pensée soit-elle, remédiera à des problèmes de cette nature.   

 

Que souhaite obtenir le ministre au fond ? Il est bien évident que la consultation annoncée aboutira, comme c’est toujours le cas, aux conclusions souhaitées par son commanditaire. Or les intentions de M. Hamon apparaissent assez clairement dans son interview : il souhaite une évaluation qui ne se présente pas forcément sous la forme d’une note, qui soit bienveillante et non anxiogène ; il veut aussi qu’elle permette « de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir » mais qu’elle ne brusque pas les apprentissages, puisqu’« on peut concevoir qu’un certain nombre de connaissances attendues à la fin de la 6e ou du CE 2 puissent être acquises plus tard. » En termes clairs, il s’agit de systématiser la méthode d’évaluation par compétences qui prévaut déjà dans la grande majorité des écoles primaires, en l’assouplissant un peu pour achever de la rendre illisible et inutile.

 

Prenons un exemple clair. Les écoliers d’il y a 30 ans ramenaient cinq fois par an à leurs parents émerveillés un petit livret où figuraient une dizaine de notes correspondant aux matières étudiées (l’approche par compétence n’étant pas totalement négligée puisqu’on distinguait évidemment grammaire, orthographe et rédaction). Ce document donnait aussi le rang de l’élève, ce qui chagrinait les derniers, mais remplissait les premiers d’une légitime fierté. Les appréciations portées par le maître ou la maîtresse pointaient les efforts accomplis ou leur absence. C’était finalement bien clair pour tout le monde.

 

Aujourd’hui, ah, le bel aujourd’hui de la pédagogie moderne ! J’ai sous les yeux les livrets scolaires de mes deux garçons, élaborés par l’inspection académique du Val-de-Marne « en référence aux programmes nationaux ». Dans le livret de Fifils n°2, actuellement en classe de CP, 89 items regroupés en 18 chapitres ont été notés de A (acquis) à D (non acquis). J’apprends ainsi que pour l’item n° 6, « prendre part à des échanges verbaux tout en sachant écouter les autres », mon cadet a obtenu un B+ fort encourageant ma foi. Et à présent qu’est-ce que je peux bien faire de cette information ? En « pratiques artistiques et histoire de l’art », des évaluations ont permis de vérifier que les élèves savent « observer, écouter, décrire et comparer des œuvres » (les italiques sont d’origine), « proposer (ou utiliser) des procédures simples mais combinées (recouvrement, tracés, collage/montage) », et « chanter en portant attention à la justesse tonale, à l’exactitude rythmique, à la puissance de la voix, à la respiration et à l’articulation ». Quand je pense qu’à cet âge je n’ai eu que de malheureuses notes sur 10 en « dessin » et en « chant », je me dis que j’ai vraiment manqué quelque chose.

 

Le livret de Fifils n°1, élève de CM1, compte huit pages. On y trouve 280 (deux cent quatre-vingts) items répartis en 70 chapitres. C’est, me suis-je laissé dire, le palier 2 du socle simplifié. On dirait le nom d’un talisman précieux dans un roman d’heroic fantasy ; celui qui le possède doit luire d’une étrange aura. Toujours est-il que j’ai photocopié le document pour les nuits d’insomnie. –Fifils n° 1, lui, a pris les choses avec beaucoup de pragmatisme. Il a parcouru le livret en diagonale pour compter le nombre de A qu’il a obtenus et a transformé cela en une note ; puis il a comparé cette note avec celle de ses camarades (qui avaient tous fait la même chose), et a abouti à une idée très précise de son classement. C’est ainsi qu’il entretient sa motivation. Ingénieuse méthode, pas vrai ?

 

Si, comme je le crois très fermement, ce qui vient d’être décrit préfigure la réforme de l’évaluation voulue par M. Hamon, un certain nombre de questions méritent à mon sens d’être posées :

-en quoi obtenir un D (compétence non acquise) est-il moins humiliant et moins anxiogène que d’obtenir un 0, ou une autre mauvaise note chiffrée ?

-en quoi une évaluation comme celle que l’on vient de décrire est-elle plus compréhensible pour les élèves et leurs parents, en particulier « les familles qui ne maîtrisent pas les codes de la réussite à l’école » ?

-est-il possible ou même souhaitable de travailler à la mise en place d’une école dont seraient exclus classement, compétition et « anxiété » -sachant que ce dernier mot ne désigne rien d’autre dans le discours officiel que le désir de bien faire ?  

-comment le ministère envisage-t-il de rémunérer le surcroît monstrueux de travail inutile que la mise en place d’un système d’évaluation « réformé » produirait pour les enseignants ?

 

 

Nul doute que la Grande Commission Consultative mettra tout son soin à éluder ces questions, et quelques autres encore…

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Published by Ali Devine - dans Instruction publique
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commentaires

Estelle 23/07/2014 13:01


bonjour,


 


Une fois de plus, je suis globalement d'accord avec vous.


 


Très attachée aux notes, je pense en revanche qu'un classement  d'élèves est très dispensable (décourageant pour les élèves moyennement ou mal classés dans les bonnes classes.
Personnellement, après avoir fini mon collège "moyenne" dans une très bonne classe, je me suis retrouvée au lycée meilleure que des ex-collégiens premiers de leurs classes venus d'autres
établissements).


 


Je pense aussi que paradoxalement, il est nécessaire d'apprendre aux enfants à avoir un minimum de distanciation avec les notes. A ceux qui s'inquiètent d'avoir une moyenne de 15,33 alors qu'ils
étaient précédemment à 13,41, je réprime une forte envie de répondre "tu t'en fous, t'as 15, c'et bien". A ceux qui, au contraire, s'enorgueillissent de passer de 11,68 à 11,81, je retiens au
contraire un "ouais, bon, c'est pas ça ce que j'appelle une progression, et au demeurant, avec ce genre de moyenne en début / milieu de collège, si tu ne te mets pas à progresser pour de vrai,
t'es mal barré".


 


Pour finir, à mon sens, le système de notes est à mon sens mois "traumatisant" (puisque monsieurleministre par le "bienveillance"), car on évalue un devoir. Alors qu'avec les compétences, on
évalue un élève. UN élève peut produire un mauvais devoir et recevoir une mauvaise note parce que malade, fatigué, a voulu ssayer de tricher et sest fait pincer (ça fait partie de l'apprentissage
aussi), était distrait à cause d'un élément extérieur quis se rappelait à sa mémoire, ne va pas bien en ce moment, n'a pas entendu la consigne car racontait à son voisin un événement habituel
survenu pendant la récré. OU élève capable a priori de faire le travail demandé mais incapable de le faire SUR LE MOMENT pour leçon non apprise. ou refus de travail (pour le plus durs). Une
mauvaise note peut avoir des significations très diverses. Alors que l'évalutation apr compétence, c'est "capable / pas capable". (et ça nie l'existence des élèves "PEUT mieux faire").

laurentfillion 07/07/2014 10:05


Le débat est bien mal posé à la fois par le ministre et par vous mêmes. La vraie question à se poser est "pourquoi évalue-t-on?" Si l'évaluation doit être au servcice des apprentissages, alors la
note n'est certainement pas le meilleur moyen. Si c'est pour mettre les apprentisages au service de l 'évaluation et de la sélection, continuons avec les notes. Pour ma part j'ai choisi la
première réponse. Je m'en explique ici : http://laurentfillion.wordpress.com/2014/06/26/pourquoi-les-notes-posent-vraiment-problemes/

Quelqu'une 27/06/2014 12:25


Effectivement, la pédagogie constructiviste ne me semble pas la meilleure chose à mettre en place, mais je pense que le ministre le sait parfaitement et qu'il tente de nous noyer sous de belles
paroles.


J'avais longtemps envisagé le professorat ; c'était mon rêve depuis le CM2. Mais depuis que j'ai entamé ma licence et que je me retrouve confrontée à des professeurs qui me parlent de leurs
expériences et que je m'intéresse un peu plus à la politique vis-à-vis de l'enseignement, je suis peu à peu dégoûtée et je tremble face à ce que je pourrais avoir à enseigner (j'avais notamment
totalement oublié que j'aurais à enseigner l'Education Civique, or celle-ci est un ramassis de propagande répugnante à l'heure actuelle, construite dans le but de modeler les élèves comme l'Etat
l'entend).


Je pense que je me déciderai au fur et à mesure de mon master. Si celui-ci me plaît, je continuerai sans doute sur un doctorat et me lancerai peut-être dans la recherche. Sinon je deviendrai sans
doute professeur. J'aimerais bien faire des études à l'infini, mais ce n'est pas possible, donc j'espère que je finirai par trouver quelque chose.

Quelqu'une 26/06/2014 04:14


Je me permets d'ajouter à vos remarques une chose que j'ai lu il y a quelques minutes : si on n'évalue plus personne, comment désignera-t-on les gens capables d'assumer une haute charge, si ce
n'est par la naissance ou par le piston ? La méritocratie disparaîtra purement et simplement.


Il y a certes des obstacles pour certains, comme l'éducation familiale (notamment l'absence de livres à la maison ou des parents étrangers ne parlant pas un mot de français), néanmoins
l'éducation scolaire reste un facteur important quant à la place de l'enfant dans la société.


Mes arrière-grand-parents étaient paysans et venaient de Belgique (ils ne parlaient que le flamand à la base et ils ont interdit à leurs enfants de le parler, ce que je regrette puisque j'aurais
apprécié être bilingue). Mes grand-parents étaient agents SNCF. Ma mère est infirmière et mon père n'a que son baccalauréat professionnel en poche. Il y a quelques jours, j'ai obtenu ma licence
d'histoire-géographie et je vais rentrer en master d'histoire médiévale l'an prochain. Ce n'est peut-être pas la première ou la seconde génération qui parviendra en haut de la pyramide, pourtant
lorsque chacune y met de la volonté, les générations suivantes progressent.


Il s'agit aussi de caractère et de personnalité, ainsi que de capacités. La curiosité (ou la motivation intrinsèque si vous préférez) est, à mes yeux, un facteur primordial. Il faut à présent
trouver comment la dévélopper. Et ce n'est sans doute pas en félicitant H24 les élèves qu'ils réussiront leurs études.

Ali Devine 27/06/2014 10:56



Je suis parfaitement d'accord avec vous. Le problème n'est pas que des élèves obtiennent de mauvaises notes, mais qu'ils n'aient pas pu acquérir les compétences/connaissances que ces notes
évaluent. Or on a pratiquement l'impression d'une politique délibérée pour empêcher ces apprentissages :diminution constante du nombre d'heures dévolues aux matières fondamentales,
désorganisation de la journée d'école grâce à la fabuleuse réforme des rythmes (dans l'école de mes fils la pause méridienne durera 2 h 15, ce qui augure bien de la qualité des cours de
l'après-midi), promotion de la pédagogie constructiviste -l'élève "construit ses savoirs"- alors que cette méthode ne fonctionne qu'avec des élèves disposant déjà d'un fort capital préscolaire et
défavorise donc objectivement les élèves issus de familles modestes, collège unique, etc. 


Je suis touché par le parcours que vous décrivez parce qu'il ressemble beaucoup au mien : mes arrière-grands-parents étaient des immigrants polonais venus travailler dans les mines du Nord et des
paysans de la Flandre française ; mes grands-parents étaient petits commerçants, policiers, couturières ; ma mère était institutrice, mon père commercial ; me voici professeur de lycée. L'école a
eu beaucoup d'importance dans cette destinée collective et, même si je sais que les temps ont changé, j'enrage en pensant qu'elle ne peut plus jouer ce rôle et que beaucoup de mes élèves, quels
que soient leurs qualités, se trouvent entravés dans leur progrès intellectuel et social par l'école même.


Quelle carrière envisagez-vous ? Le professorat, la recherche ?



Marie-Laure 25/06/2014 10:43


Encore une réforme inutile ...  Alors qu'il y aurait tant et tant à faire. Et je ne suis pas certaine que cette réforme relèvera le niveau des écoliers français dans le classement PISA.


En quoi la modification du système de notation améliorera les performances de nos enfants ?


Et cet "angélisme" est d'autant plus déséspérant  qu'il ne prépare pas nos enfants à l'après bac.


Je suis désespérée par le culte du mensonge qui règne à l'école (tous niveaux confondus, bac inclus). 


Par paresse et par démagogie le ministre de l'éducation préfère casser le thermomètre.


La cerise sur le gâteau : combien va coûter cette mesure en études pédagogiques pédantes et sûres d'elles-mêmes ... Car, bien évidemment, les fantassins, la piétaille, bref tous ceux qui sont en
première ligne sur le front (et oui, je parle des instit. et des profs.) seront très soigneusement écartés de ces discussions oiseuses et stériles (des fois qu'ils apportent par ignorance la
contradiction ...)


Pourquoi tant d'idéologie alors qu'il faudrait coller au terrain avec lucidité et pragmatisme ? Car, et malheureusement je n'en doute pas, cela ne changera rien à l'état actuel des choses : une
cruelle sélection par l'échec.

Ali Devine 27/06/2014 10:35



Merci pour votre commentaire. Concernant les modalités de l'évaluation, les enseignants, quoique divisés (voir par exemple les discussions en cours sur le forum spécialisés neoprofs.org) sont
majoritairement en faveur du maintien du système de notation classique, et voudraient qu'on les débarrasse de toutes les procédures inutiles et chronophages du type Socle commun. Mais
effectivement cette majorité même pas silencieuse ne sera pas entendue lors des prétendues consultations qui vont s'ouvrir : le ministère en effet n'aura pour interlocuteur que des syndicats
n'ayant de représentatifs que le nom, et des docteurs en sciences de l'éducation qui feront entendre la doxa. Il est prévisible que le rapport final parlera d'un diagnostic partagé sur la
nécessité, non pas d'abolir les notes sur 10 ou 20 (on n'en est pas encore à ce point de sectarisme), mais de généraliser les expérimentations, de diversifier les pratiques en tenant compte de la
diversité des classes ; en soi ce pourrait être une excellente idée, mais dans les faits ce sera un moyen de généraliser l'évalution par compétences qui est d'une efficacité plus que douteuse
pour les élèves et qui est bien souvent incompréhensible par les parents.